Comment devenir opticien-lunetier en 2026 ? BTS, salaire, franchise

7 juillet 2026
11 min
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Elouan Vienne
Cofondateur
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Opticien-lunetier conseillant un client en magasin

Le BTS Opticien-Lunetier, diplôme de référence

Pour devenir opticien-lunetier en France, le diplôme de référence est le BTS Opticien-Lunetier (BTS OL), un cursus de 2 ans reconnu par l'État, indispensable pour ouvrir ou gérer un magasin d'optique et réaliser les examens de vue et l'adaptation de lentilles. Il est accessible après le baccalauréat, en priorité pour un bac général à spécialités scientifiques, un bac technologique (ST2S, STL) ou un bac professionnel optique, en formation initiale ou en alternance.

Il est ensuite possible de poursuivre par une licence professionnelle en optique de contact, basse vision ou marketing optique.

Bon à savoir : certaines écoles (ENSAO, ISO) proposent une double formation optique et audioprothèse, permettant de cumuler les deux compétences en un à deux ans supplémentaires après le BTS. Les professionnels doublement diplômés bénéficient généralement d'une rémunération supérieure.

Les salaires en salariat : une progression lente mais régulière

En sortie de formation, l'opticien débute généralement salarié, avec une progression qui dépend fortement de la région et du type d'employeur (indépendant, réseau, franchise) :

ProfilRevenu net mensuel
Confirmé (5-10 ans)~2 700 € (environ 45 000 € brut annuel)
Sénior / cadre (10 ans et plus)3 500 à 7 000 €
Indépendant (magasin propre)4 000 à 8 000 €

L'écart entre salariat et indépendance est net : un opticien indépendant facture en moyenne 80 000 à 150 000 € de chiffre d'affaires annuel, pour un bénéfice net de 50 000 à 100 000 € après charges.

Franchise ou indépendance totale : deux budgets, deux logiques

Après quelques années de salariat (souvent nécessaires pour constituer un apport et une expérience de gestion), deux voies principales s'offrent pour s'installer :

  • Intégrer un réseau de franchise (Krys, Atol, Optic 2000, etc.) : budget d'investissement entre 30 000 et 100 000 €, incluant structure, aménagement, matériel, frais de fonctionnement et stocks — en échange, l'enseigne apporte notoriété, centrale d'achat et parfois financement
  • Ouvrir en totale indépendance : investissement souvent plus élevé faute de mutualisation, mais liberté totale sur le choix des fournisseurs, le positionnement (créateurs, petit prix, spécialisation basse vision) et l'image de marque
À noter : le choix entre franchise et indépendance dépend surtout de votre appétence pour la gestion commerciale. La franchise réduit le risque marketing mais impose des contraintes de gamme et de redevances ; l'indépendance demande plus d'autonomie mais laisse une marge de manœuvre totale sur la stratégie du magasin.

BIC, et non BNC : une activité commerciale

Contrairement à la plupart des professions de santé, l'opticien-lunetier relève du régime BIC (bénéfices industriels et commerciaux), car la vente de montures, verres et lentilles est juridiquement un acte de commerce, et non une prestation intellectuelle. Cela implique une gestion de stock, une TVA sur les ventes, et souvent le choix d'une société (SARL, SAS) plutôt que l'exercice en nom propre au-delà d'un certain chiffre d'affaires.

Quelles compétences pour exercer ce métier ?

  • Une expertise technique en optique (réfraction, adaptation de lentilles, basse vision selon la spécialisation choisie)
  • Un sens commercial affirmé, l'essentiel du modèle économique reposant sur la vente
  • Des compétences de gestion des stocks, les collections de montures se renouvelant en permanence
  • Une veille sur les évolutions réglementaires de la profession (remboursements, offre 100% Santé)

Les erreurs fréquentes avant l'installation

  • Se lancer en indépendant sans expérience de gestion préalable, la vente et la gestion des stocks demandant des compétences très différentes de celles apprises en BTS
  • Choisir une franchise sans comparer les redevances et l'exclusivité de gamme, qui varient fortement d'une enseigne à l'autre et pèsent durablement sur la rentabilité
  • Sous-estimer le budget de stock initial, les collections de montures se renouvelant en permanence et immobilisant une part importante de la trésorerie
  • Négliger la double compétence optique-audioprothèse, qui permet souvent une rémunération supérieure pour un investissement de formation limité

En résumé

Devenir opticien-lunetier s'apprend en 2 ans de BTS, mais la vraie décision de carrière intervient après le diplôme : rester salarié, rejoindre une franchise, ou ouvrir en toute indépendance. L'écart de revenu entre salariat (2 700 € net/mois en moyenne) et indépendance (4 000 à 8 000 €) est considérable, au prix d'un investissement de 30 000 à 100 000 € et d'une prise de risque entrepreneuriale. Un expert-comptable vous accompagne dès le choix de la structure juridique, la gestion de la TVA et le pilotage de vos stocks.

Les questions fréquentes (FAQ)

Quel diplôme faut-il pour devenir opticien-lunetier ?

Le BTS Opticien-Lunetier (BTS OL), un cursus de 2 ans reconnu par l'État, est le diplôme de référence indispensable pour exercer et ouvrir un magasin d'optique.

Quel salaire pour un opticien salarié confirmé ?

Environ 2 700 € net par mois pour un profil de 5 à 10 ans d'expérience. Un profil sénior ou cadre atteint 3 500 à 7 000 € net.

Combien gagne un opticien indépendant ?

Entre 4 000 et 8 000 € net par mois, pour un chiffre d'affaires moyen de 80 000 à 150 000 € et un bénéfice net de 50 000 à 100 000 € après charges.

Faut-il choisir une franchise ou s'installer en indépendant ?

La franchise (Krys, Atol, Optic 2000...) mutualise notoriété et achats contre des redevances, pour un budget de 30 000 à 100 000 €. L'indépendance totale offre plus de liberté mais demande davantage d'autonomie commerciale.

Un opticien relève-t-il du BNC ou du BIC ?

Du BIC, car la vente de montures et de verres est une activité commerciale, contrairement à la plupart des professions de santé qui relèvent du BNC.

Un expert-comptable est-il utile dès la création d'un magasin ?

Oui, dès la création ou la reprise, il vous aide sur le financement, la gestion de la TVA et des stocks, et le choix entre nom propre et société.

Photo de Elouan Vienne
Cofondateur

Elouan est cofondateur de Fint, qu'il a lancé aux côtés de Boris Bruel. Il porte le développement de la marque avec une double casquette : côté CTO, il construit le produit et la plateforme ; côté direction artistique, il façonne l'identité visuelle et l'expérience de Fint. Au quotidien, il navigue entre la tech, le design et le contenu pour donner à la marque une voix cohérente et reconnaissable. Sur le blog, Elouan écrit sur à peu près tous les sujets, avec une obsession : familiariser les entrepreneurs avec la comptabilité et simplifier des notions souvent perçues comme complexes ou intimidantes. Sa philosophie tient en une phrase : si on fait quelque chose, on le fait à fond, sinon on ne le fait pas. Elle se ressent dans le soin apporté à chaque article, chaque visuel et chaque détail de l'expérience. En dehors du bureau, on le croise le plus souvent suspendu à une voie d'escalade ou à la salle de sport. Et s'il fallait lui trouver une faiblesse : un amour assumé et sans limite pour les flans.

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