Devenir orthoptiste : études, statut et installation 2026

2 juillet 2026
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Elouan Vienne
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Orthoptiste réalisant un bilan visuel sur un patient

Le métier d'orthoptiste et l'exercice libéral

L'orthoptiste est un professionnel de santé spécialiste de la vision. Il intervient sur le dépistage, le bilan et la rééducation des troubles visuels et de la motricité oculaire. Longtemps cantonné à la rééducation, le métier a vu son champ d'action s'élargir ces dernières années, notamment sur le dépistage et la réalisation d'examens sous la responsabilité de l'ophtalmologiste.

Ce que fait concrètement un orthoptiste

Au quotidien, votre activité mêle plusieurs types d'actes. Vous réalisez des bilans orthoptiques pour évaluer la vision binoculaire, la convergence ou la coordination des yeux. Vous menez des séances de rééducation (strabisme, troubles neurovisuels, basse vision, suites d'AVC). Vous prenez aussi en charge une part croissante d'examens de dépistage et de mesures préparatoires à la consultation médicale. Le public est large : enfants avec troubles de l'apprentissage, adultes sur écran, personnes âgées, patients neurologiques.

Côté modes d'exercice, trois voies s'offrent à vous. L'exercice salarié (hôpital, centre de santé) offre stabilité et horaires cadrés. L'exercice libéral vous donne l'autonomie de gestion, le choix de votre patientèle et un potentiel de revenu supérieur, en contrepartie de charges et de responsabilités administratives. Beaucoup d'orthoptistes optent enfin pour un exercice mixte, combinant vacations salariées et activité libérale.

La collaboration avec les ophtalmologistes

Une spécificité forte du métier tient à son lien étroit avec l'ophtalmologie. Beaucoup d'orthoptistes exercent au sein de cabinets d'ophtalmologie, comme salariés ou en collaboration libérale. Ce mode d'organisation, encouragé par la pénurie d'ophtalmologistes, fluidifie les consultations : l'orthoptiste réalise les examens préalables, l'ophtalmologiste pose le diagnostic.

Bon à savoir : en collaboration libérale, vous restez indépendant et facturez vos propres honoraires, mais vous versez une redevance au titulaire du cabinet en échange de la mise à disposition des locaux et du matériel. Le contrat de collaboration doit être écrit et encadré : faites-le relire avant de signer.

Si ce fonctionnement en équipe vous attire, sachez qu'il s'apparente à ce que vivent d'autres auxiliaires médicaux. Notre guide pour devenir kinésithérapeute libéral décrit des logiques d'installation très proches.

Devenir orthoptiste : le certificat de capacité

Pour exercer, un seul diplôme fait foi : le certificat de capacité d'orthoptiste. C'est un diplôme d'État reconnu, sans lequel vous ne pouvez ni porter le titre ni facturer d'actes.

Le certificat de capacité d'orthoptiste

Le certificat de capacité d'orthoptiste sanctionne trois années d'études après le baccalauréat, organisées en six semestres et validées par l'obtention de 180 crédits ECTS. La formation est dispensée dans des écoles rattachées à des universités et à des UFR de médecine. Elle alterne enseignements théoriques (anatomie, physiologie de la vision, pathologies) et stages cliniques en milieu hospitalier ou en cabinet.

Depuis la rentrée 2025-2026, un arrêté du 1er août 2025 a rénové le programme des études conduisant au certificat, avec une actualisation des compétences attendues, notamment sur le dépistage et le suivi.

Conditions d'accès et sélection

L'admission se fait sur dossier via Parcoursup, et l'accès reste sélectif : les places sont limitées et la demande forte. Vous devez justifier d'un baccalauréat (ou d'un diplôme admis en équivalence). Les profils issus de filières scientifiques sont fréquents, mais pas exclusifs.

Au plus tard le premier jour de la rentrée, vous devez produire un certificat médical établi par un médecin agréé attestant l'absence de contre-indication physique et psychologique à l'exercice de la profession.

Bon à savoir : l'orthoptie n'est pas une passerelle de PASS/LAS classique. On y entre le plus souvent directement après le bac. Renseignez-vous tôt sur les écoles, car les capacités d'accueil varient fortement d'une région à l'autre. Si vous avez été formé hors de France, une procédure d'autorisation d'exercice existe, avec examen du diplôme et, selon les cas, mesures de compensation : anticipez, les délais peuvent être longs.

L'enregistrement de votre diplôme et l'affiliation à la CPAM

Une fois diplômé, vous ne pouvez pas exercer immédiatement. Deux formalités déclaratives conditionnent votre installation : l'enregistrement de votre diplôme et votre affiliation à l'Assurance Maladie.

Enregistrement au RPPS (fin de l'ADELI)

Historiquement, les orthoptistes étaient enregistrés dans le répertoire ADELI. Ce n'est plus le cas : la bascule dans le RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé) a eu lieu pour les orthoptistes le 11 octobre 2024, et le répertoire ADELI est désormais fermé. Aucun nouveau numéro ADELI n'est délivré.

Vous devez donc vous enregistrer auprès de votre ARS (Agence Régionale de Santé), via le portail eRPPS, pour obtenir votre numéro RPPS. Cet identifiant national est unique, opposable et vous suit toute votre carrière. Il alimente l'annuaire santé de l'Assurance Maladie.

L'affiliation à la CPAM et le numéro AM

Après votre enregistrement RPPS, vous vous rapprochez de votre CPAM de rattachement pour être enregistré comme professionnel de santé libéral. La caisse vous attribue alors votre numéro AM (identifiant Assurance Maladie), indispensable pour facturer vos actes et télétransmettre vos feuilles de soins.

Bon à savoir : l'ordre des démarches compte. RPPS d'abord (auprès de l'ARS), puis CPAM ensuite. Prévoyez plusieurs semaines entre le dépôt de votre dossier et la possibilité de facturer : commencez ces formalités dès l'obtention de votre certificat.

Voici l'ordre des principales formalités d'installation :

ÉtapeAuprès de quiÀ quoi ça sert
Enregistrement RPPSARS (portail eRPPS)Numéro RPPS, identité de professionnel de santé
Affiliation CPAMCPAM de rattachementNuméro AM pour facturer et télétransmettre
Déclaration d'activitéGuichet uniqueNuméro SIRET
Affiliation retraiteCARPIMKORetraite et prévoyance obligatoires

En parallèle, vous déclarez votre activité au guichet unique pour obtenir votre numéro SIRET, et vous vous affiliez à l'Urssaf pour vos cotisations sociales personnelles.

Le conventionnement et le démarrage de l'activité

L'orthoptie est une profession conventionnée. Concrètement, une convention nationale lie les orthoptistes libéraux et l'Assurance Maladie : elle fixe les tarifs des actes et les conditions de leur remboursement aux patients.

Ce que signifie être conventionné

En adhérant à la convention, vous vous engagez à respecter des tarifs opposables pour vos actes (bilans, séances de rééducation). En contrepartie, vos patients bénéficient du remboursement de l'Assurance Maladie sur la base de ces tarifs. C'est un atout commercial majeur : cela rend vos soins accessibles et sécurise votre patientèle.

Vos actes sont codifiés (cotation) et facturés selon la nomenclature en vigueur. La télétransmission via votre logiciel et votre carte de professionnel de santé (CPS) devient alors votre quotidien.

Le rôle de l'orthoptiste s'est par ailleurs renforcé dans le parcours de soins visuels : face aux délais d'accès aux ophtalmologistes, la réglementation a élargi certaines de vos possibilités d'intervention (dépistage, réalisation d'examens). C'est une tendance de fond qui soutient l'attractivité du métier.

Bon à savoir : conventionnement ne veut pas dire absence de choix. Vous restez chef d'entreprise : vous décidez de vos jours d'ouverture, de votre organisation et de votre positionnement (rééducation, dépistage, basse vision). Le cadre conventionnel encadre surtout la facturation, pas votre projet.

Enfin, prévoyez une phase de démarrage où le chiffre d'affaires monte progressivement, alors que les cotisations minimales, elles, tombent dès le début : c'est le point de vigilance financier n°1 des nouveaux installés. Un accompagnement comptable dès le lancement évite bien des tensions de trésorerie ; nous détaillons pourquoi dans notre article sur l'intérêt de faire appel à un expert-comptable.

Où et comment vous installer

Le choix du lieu d'installation n'est pas neutre. Il conditionne votre patientèle, votre concurrence, et parfois le montant des aides auxquelles vous avez droit.

Le zonage et les aides à l'installation

Comme d'autres professions de santé, l'orthoptie fait l'objet d'un zonage défini par les ARS, qui classe les territoires selon leur niveau d'offre de soins (zones sous-dotées à très dotées). Ce zonage conditionne l'accès à certaines aides conventionnelles à l'installation en zones fragiles.

Selon les dispositifs en vigueur, une installation en zone sous-dotée peut ouvrir droit à des aides financières (aide au démarrage, aide au maintien). Les montants et conditions évoluent : vérifiez toujours les modalités actuelles auprès de votre CPAM avant de vous engager.

Bon à savoir : avant de signer un bail ou un contrat de collaboration, consultez la carte du zonage de votre région sur le site de l'Assurance Maladie. Choisir une zone sous-dotée peut représenter plusieurs milliers d'euros d'aides et une patientèle immédiate.

Cabinet en propre, collaboration ou groupe

Plusieurs formats coexistent. L'installation en cabinet individuel vous donne une liberté totale mais suppose d'investir (local, matériel) et de constituer une patientèle. La collaboration au sein d'un cabinet d'ophtalmologie ou d'orthoptie limite l'investissement de départ et sécurise l'activité. L'exercice en groupe mutualise les coûts. Dans tous les cas, l'orthoptie repose sur un plateau technique (unité de réfraction, matériel de bilan et de rééducation) : cet investissement, souvent financé par emprunt ou crédit-bail, mérite d'être anticipé sur le plan comptable (amortissements, déduction des intérêts).

Le choix du statut juridique

C'est une étape structurante, car elle détermine votre fiscalité, votre protection sociale et votre responsabilité. Première chose à intégrer : la micro-entreprise n'est pas adaptée à votre profession.

Pourquoi la micro-entreprise est exclue

En tant qu'orthoptiste libéral conventionné, vous relevez obligatoirement de la CARPIMKO pour votre retraite et votre prévoyance. Or, ce rattachement est incompatible avec le fonctionnement du régime micro-entrepreneur, qui repose sur une affiliation à la Sécurité sociale des indépendants et un calcul de cotisations différent. Dans les faits, l'orthoptiste conventionné exerce en libéral « classique », au régime réel, et non en micro.

Bon à savoir : ne vous fiez pas aux simulateurs génériques qui affichent le micro-BNC pour toutes les professions libérales. Pour un auxiliaire médical conventionné affilié à la CARPIMKO, ce n'est pas le bon cadre. Faites vérifier votre situation avant de vous immatriculer.

L'entreprise individuelle (BNC)

Le point de départ le plus courant est l'entreprise individuelle en BNC (bénéfices non commerciaux). Vous exercez en votre nom propre, vos revenus sont imposés à l'impôt sur le revenu, et vous déposez chaque année une déclaration n° 2035. C'est simple à créer, peu coûteux, et adapté à une activité qui démarre. Depuis la réforme du statut de l'entrepreneur individuel, votre patrimoine personnel est en principe protégé.

La société d'exercice libéral (SELARL)

Quand l'activité se développe, la SELARL (société d'exercice libéral à responsabilité limitée) devient intéressante. Elle permet notamment d'opter pour l'impôt sur les sociétés, de piloter votre rémunération et vos dividendes, et de faciliter une association ou une transmission. En contrepartie, elle impose un formalisme comptable et juridique plus lourd.

La SCM pour partager les moyens

La SCM (société civile de moyens) n'est pas une structure d'exercice : c'est un outil pour mutualiser des charges (local, secrétariat, matériel) entre praticiens qui continuent chacun à exercer en leur nom et à déposer leur propre 2035. Idéale pour un cabinet de groupe où chacun garde son indépendance.

Tableau comparatif des statuts

StatutFiscalitéCotisations retraiteIdéal pour
EI / BNC (2035)Impôt sur le revenuCARPIMKODémarrage, exercice seul
SELARLIR ou option ISCARPIMKOActivité développée, optimisation, association
SCMTransparente (chacun sa 2035)CARPIMKO (chaque associé)Partage de moyens en cabinet de groupe
Micro-entrepriseIncompatibleNon adapté (exclue)

Le bon choix dépend de votre niveau de revenu, de vos projets d'association et de votre situation personnelle. Pour approfondir, lisez notre guide dédié pour choisir le bon statut pour votre activité libérale.

Vos cotisations et votre fiscalité

Comprendre vos charges dès le départ, c'est éviter le piège de la trésorerie. Deux blocs à distinguer : vos cotisations sociales (dont la retraite CARPIMKO) et votre impôt.

La CARPIMKO, votre caisse de retraite

La CARPIMKO est la caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues. Votre affiliation est obligatoire dès le début de votre activité libérale : vous adressez à la caisse un courrier de déclaration accompagné d'une copie de votre certificat de capacité.

La CARPIMKO couvre quatre régimes : la retraite de base, la retraite complémentaire, l'ASV (avantage social vieillesse, en partie pris en charge pour les conventionnés) et l'invalidité-décès.

Ce que vous payez concrètement

Le point de vigilance majeur : même avec très peu de revenus en début d'activité, vous êtes redevable de cotisations minimales forfaitaires. En 2025, le socle minimal CARPIMKO (base + complémentaire + ASV + invalidité-décès) s'établit autour de 3 778 € par an. En rythme de croisière, l'ensemble des cotisations retraite et prévoyance d'un orthoptiste installé se situe fréquemment entre 7 000 et 8 000 € par an, selon les revenus.

Bon à savoir : provisionnez chaque mois une part de vos honoraires pour vos cotisations. Les régularisations peuvent surprendre, car une partie de vos cotisations est d'abord calculée sur une base forfaitaire, puis ajustée sur votre revenu réel une fois connu.

La déclaration 2035 et l'impôt

Au régime réel BNC, vous établissez chaque année une déclaration n° 2035 qui recense vos recettes et vos dépenses professionnelles réelles pour déterminer votre bénéfice imposable. Ce bénéfice sert à la fois de base à votre impôt sur le revenu et au calcul de vos cotisations sociales. La 2035 se télétransmet début mai.

L'intérêt du régime réel est de déduire vos charges réelles : loyer, matériel (via l'amortissement), assurances, frais de véhicule, cotisations, honoraires comptables, formation. Pour une profession équipée comme la vôtre, ces déductions sont souvent substantielles. Faire appel à un expert-comptable vous garantit une 2035 juste et optimisée et un suivi de trésorerie. Ces logiques de gestion recoupent largement celles décrites pour devenir orthophoniste libéral, autre profession affiliée à la CARPIMKO.

Assurances et organisation du cabinet

Au-delà des chiffres, votre installation repose sur quelques garde-fous indispensables et une organisation efficace.

Les assurances indispensables

La responsabilité civile professionnelle (RCP) est incontournable : elle couvre les dommages que vous pourriez causer lors de vos soins. Ajoutez une assurance multirisque pour vos locaux et votre matériel. Enfin, la CARPIMKO ne couvre qu'une part du risque invalidité-décès : une prévoyance complémentaire (indemnités journalières, invalidité) est vivement conseillée, surtout si vous exercez seul.

S'organiser et s'équiper dès le premier jour

Équipez-vous d'un logiciel métier compatible avec la télétransmission (Sesam-Vitale), d'un lecteur de carte et de votre carte CPS : vous gagnerez un temps précieux sur la facturation, la cotation et le suivi des patients. Séparez aussi immédiatement vos flux en ouvrant un compte bancaire dédié, et mettez en place un suivi simple de vos recettes et dépenses dès la première facture. Cette rigueur, prise tôt, vous évitera des heures de reconstitution en fin d'année et fiabilisera votre 2035.

Bon à savoir : conservez tous vos justificatifs (factures, notes de frais, contrats). En cas de contrôle, c'est votre meilleure protection. Un outil de comptabilité en ligne ou un expert-comptable connecté à votre banque automatise largement cette collecte.

Combien gagne un orthoptiste

C'est la question que tout le monde se pose, et la réponse honnête est : cela dépend. Le revenu d'un orthoptiste libéral varie fortement selon le volume d'activité, la zone, le mode d'exercice et la part de collaboration.

Salarié vs libéral

En salariat (hôpital, centre de santé, cabinet d'ophtalmologie), la rémunération est encadrée et généralement plus modeste, mais stable et sans charge de gestion. En libéral, le potentiel de revenu est nettement supérieur, mais il dépend directement de votre chiffre d'affaires, de vos charges et de vos cotisations.

Ce qui fait varier votre revenu net

Plusieurs leviers jouent : le nombre d'actes, la part de rééducation versus dépistage, le fait d'exercer en collaboration (redevance à déduire) ou en propre, et votre localisation. Le poids des cotisations et de l'investissement matériel pèse également sur le résultat.

Bon à savoir : raisonnez toujours en revenu net après cotisations et impôt, pas en chiffre d'affaires brut. Un CA élevé avec des charges lourdes ne vaut pas toujours mieux qu'une activité plus mesurée mais bien gérée. Une simulation personnalisée avec un expert-comptable vaut mieux que n'importe quelle moyenne nationale.

Développer son revenu passe d'ailleurs moins par « travailler plus » que par mieux structurer : optimiser sa cotation, choisir le bon statut au bon moment, déduire ses charges correctement et arbitrer entre rémunération et dividendes en société. C'est là que le conseil comptable prend toute sa valeur.

En résumé

Devenir orthoptiste, puis s'installer en libéral, suit un chemin balisé mais exigeant. Voici l'essentiel à retenir :

  1. Diplôme : le certificat de capacité d'orthoptiste (3 ans, accès sélectif sur Parcoursup) est obligatoire.
  2. Enregistrement : inscrivez-vous au RPPS auprès de l'ARS (l'ADELI est fermé depuis fin 2024), puis à la CPAM pour votre numéro AM.
  3. Conventionnement : profession conventionnée, avec un rôle croissant dans le dépistage et le parcours de soins.
  4. Installation : vérifiez le zonage, envisagez la collaboration avec un ophtalmologiste, anticipez le matériel.
  5. Statut : la micro-entreprise est exclue (CARPIMKO) ; démarrez le plus souvent en EI/BNC (2035), puis envisagez la SELARL ou la SCM selon vos projets.
  6. Charges : affiliation obligatoire à la CARPIMKO, avec cotisations minimales dès le départ ; déclaration 2035 au régime réel.
  7. Sécurité : RCP, prévoyance complémentaire, compte dédié et suivi comptable rigoureux.

La partie médicale, vous la maîtrisez. Pour la partie chiffres, statut et fiscalité, entourez-vous. Un expert-comptable spécialisé dans les professions de santé vous fait gagner du temps, de l'argent et de la sérénité, dès votre première facture.

Les questions fréquentes (FAQ)

Quel diplôme faut-il pour devenir orthoptiste ?

Il faut obtenir le certificat de capacité d'orthoptiste, un diplôme d'État qui se prépare en trois ans après le baccalauréat (six semestres, 180 crédits ECTS). L'admission se fait sur dossier via Parcoursup et l'accès est sélectif. Sans ce certificat, vous ne pouvez ni porter le titre d'orthoptiste ni facturer d'actes.

Peut-on devenir orthoptiste en micro-entreprise ?

Non. En tant qu'orthoptiste libéral conventionné, vous êtes obligatoirement affilié à la CARPIMKO pour votre retraite et votre prévoyance, ce qui est incompatible avec le régime micro-entrepreneur. Vous exercez donc en libéral au régime réel, le plus souvent en entreprise individuelle (BNC) avec une déclaration 2035, ou en société (SELARL, SCM).

Comment enregistrer son diplôme d'orthoptiste ?

Depuis la fermeture du répertoire ADELI (bascule des orthoptistes le 11 octobre 2024), vous devez vous enregistrer au RPPS auprès de votre ARS, via le portail eRPPS, pour obtenir votre numéro RPPS. Vous vous rapprochez ensuite de votre CPAM de rattachement pour obtenir votre numéro AM, indispensable pour facturer et télétransmettre.

Combien coûte la CARPIMKO pour un orthoptiste ?

La CARPIMKO couvre la retraite de base, la retraite complémentaire, l'ASV et l'invalidité-décès. En 2025, le socle de cotisations minimales est d'environ 3 778 € par an, même avec de faibles revenus. En rythme de croisière, l'ensemble des cotisations d'un orthoptiste installé se situe souvent entre 7 000 et 8 000 € par an, selon le revenu.

Faut-il être conventionné pour exercer en libéral ?

L'orthoptie est une profession conventionnée : adhérer à la convention nationale permet à vos patients d'être remboursés par l'Assurance Maladie sur la base de tarifs opposables. C'est un atout majeur pour votre patientèle. Vous restez néanmoins libre de votre organisation, de vos horaires et de votre positionnement.

Quel statut juridique choisir pour s'installer ?

Au démarrage, l'entreprise individuelle en BNC (déclaration 2035) est le choix le plus simple et le plus courant. Quand l'activité se développe, la SELARL permet d'optimiser fiscalité et rémunération, tandis que la SCM sert à mutualiser des moyens en cabinet de groupe. Le bon choix dépend de vos revenus et de vos projets : faites-le valider par un expert-comptable.

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