SELARL et SELAS : deux visages d'une même famille
Avant de comparer, remettons les choses à plat. La SELARL (société d'exercice libéral à responsabilité limitée) et la SELAS (société d'exercice libéral par actions simplifiée) appartiennent à la même famille : les sociétés d'exercice libéral (SEL). Ce sont des adaptations, réservées aux professions réglementées comme la médecine, de deux formes commerciales classiques. La SELARL est le pendant libéral de la SARL, la SELAS celui de la SAS, une opposition que l'on retrouve pour les indépendants classiques dans notre comparatif SAS ou SARL.
Si vous exercez encore en nom propre et hésitez à franchir le cap de la société, notre comparatif SELARL ou entreprise individuelle répond à cette question en amont.
Concrètement, ces deux sociétés vous permettent d'exercer votre activité médicale dans un cadre juridique distinct de votre patrimoine personnel, avec une responsabilité limitée à vos apports (sauf faute professionnelle, toujours engagée personnellement). Toutes deux sont soumises à l'impôt sur les sociétés (IS), vous permettent de dissocier votre rémunération de dirigeant et vos éventuels dividendes, et respectent les règles déontologiques propres à la médecine, notamment le contrôle de la détention du capital par l'Ordre.
Autrement dit, sur le plan de la protection patrimoniale et de la fiscalité des bénéfices, SELARL et SELAS sont très proches. La différence se joue ailleurs : essentiellement dans le statut social du dirigeant, la souplesse de gouvernance et les modalités de transmission. C'est sur ces terrains que se construit votre décision. Dans les deux cas, vous restez inscrit au tableau de l'Ordre et soumis au Code de déontologie : la forme sociale organise votre exercice, pas votre pratique.
Le vrai clivage : le statut social du dirigeant
Si vous ne deviez retenir qu'un seul critère, ce serait celui-là. C'est la différence la plus lourde de conséquences entre les deux formes, et c'est souvent elle qui tranche.
En SELARL, le gérant qui détient plus de la moitié du capital est un gérant majoritaire. À ce titre, il relève du régime des **travailleurs non salariés (TNS). Il cotise auprès de la CARMF (votre caisse de retraite de médecin) et de l'URSSAF selon les règles des indépendants. Ses charges sociales sont plus légères, de l'ordre de 40 à 45 % de sa rémunération nette**, mais sa protection sociale est plus limitée, notamment en matière de retraite et de prévoyance.
En SELAS, le président est un assimilé-salarié. Il relève du régime général de la Sécurité sociale pour la plupart des risques (hors chômage), tout en restant affilié à la CARMF pour sa retraite de médecin. Ses charges sociales sont nettement plus élevées, de l'ordre de 65 à 70 % de sa rémunération nette en additionnant part patronale et part salariale, mais sa couverture est meilleure : bulletins de paie, protection maladie du régime général, meilleure retraite de base sur la fraction salariée.
Important : ce clivage TNS / assimilé-salarié est le cœur de la décision SELARL vs SELAS. Un médecin qui privilégie le coût immédiat et la trésorerie penchera souvent vers la SELARL. Un médecin qui privilégie la protection sociale et la retraite penchera souvent vers la SELAS. Il n'y a pas de bonne réponse universelle.
Combien coûtent réellement les charges sociales dans chaque cas ?
Parlons chiffres, car c'est souvent là que le bât blesse. L'écart de coût entre les deux statuts est loin d'être anecdotique.
Prenons un médecin qui souhaite se verser une rémunération nette donnée. En SELARL, gérant majoritaire TNS, ses cotisations représentent environ 40 à 45 % de ce net. En SELAS, président assimilé-salarié, il faut compter environ 65 à 70 % de charges sociales, en cumulant cotisations patronales et salariales. Pour un même net dans votre poche, la SELAS coûte donc sensiblement plus cher à la société.
Mais ce surcoût n'est pas de l'argent perdu : il finance des droits, notamment une meilleure retraite de base au régime général et une prévoyance de base plus favorable. La question n'est donc pas seulement « combien je paie », mais « qu'est-ce que j'obtiens en échange ». Un médecin en début de carrière, qui doit rembourser un emprunt d'installation, verra le coût. Un médecin établi, soucieux de sa retraite, verra les droits.
À noter : ne raisonnez jamais uniquement sur le taux de charges. Un TNS moins chargé peut, et souvent doit, compléter sa protection sociale par des contrats facultatifs (retraite, prévoyance) déductibles dans certaines limites. Le coût complet d'une couverture équivalente réduit une partie de l'écart apparent entre SELARL et SELAS.
Protection sociale et retraite : l'arbitrage de long terme
La retraite est un sujet trop souvent négligé au moment de créer sa société, alors qu'elle pèse sur des décennies. Regardons-la de près.
En tant que médecin, vous restez affilié à la CARMF pour votre retraite professionnelle, que vous soyez en SELARL ou en SELAS. Votre retraite de médecin ne disparaît donc pas selon la forme choisie. En revanche, le statut du dirigeant modifie votre retraite de base au régime général.
Le président de SELAS, assimilé-salarié, cotise au régime général sur sa rémunération et acquiert des droits de salarié, en plus de sa retraite CARMF. Le gérant majoritaire de SELARL, TNS, acquiert des droits d'indépendant, généralement plus modestes à cotisation équivalente. Sur une carrière complète, l'écart de pension peut être significatif, ce qui plaide en faveur de la SELAS pour les profils soucieux de leur future retraite.
La prévoyance suit une logique proche : le régime général offre au président de SELAS une base de couverture (arrêt de travail, invalidité) plus favorable que celle du TNS. Dans les deux cas, un médecin a tout intérêt à souscrire une prévoyance complémentaire solide, adaptée à un métier exposé et à des revenus élevés.
Bon à savoir : le choix SELARL / SELAS n'est jamais figé sur la seule année de création. Vos priorités évoluent, de la trésorerie tendue du démarrage à l'anticipation de la retraite en milieu de carrière. Un accompagnement dans la durée permet d'ajuster votre stratégie de rémunération, voire d'envisager une transformation.
Le régime des dividendes : la grande égalisation de 2024
Historiquement, la SELAS avait un avantage majeur sur la SELARL : le traitement des dividendes. Ce n'est plus vrai, et c'est un point crucial à intégrer si vous vous appuyez sur des informations anciennes.
Rappelons le principe. Dans une SEL, lorsque l'associé qui exerce sa profession dans la société se verse des dividendes, la fraction qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales des TNS, comme s'il s'agissait d'une rémunération. Seule la fraction inférieure à ce seuil échappe aux cotisations sociales.
Pendant des années, cette règle ne visait que la SELARL. En SELAS, les dividendes du président échappaient à ces cotisations, ce qui en faisait un puissant levier d'optimisation. Depuis 2024, ce régime est aligné : la fraction dépassant le seuil de 10 % est désormais soumise aux cotisations sociales TNS, que vous soyez en SELARL ou en SELAS, dès lors que vous exercez votre profession dans la société. L'ancien avantage SELAS sur les dividendes a donc disparu.
Important : si l'on vous conseille de choisir la SELAS « pour sortir des dividendes sans charges sociales », c'est un raisonnement périmé depuis 2024. Le régime des dividendes est aujourd'hui aligné entre SELARL et SELAS pour l'associé exerçant. Fondez votre décision sur des critères d'actualité, pas sur un avantage qui n'existe plus.
Comment sont fiscalisés les dividendes en 2026 ?
Au-delà de la question sociale, les dividendes que vous vous versez supportent une fiscalité personnelle. Par défaut, ils relèvent du prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, au taux global de 30 %. Ce taux se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Cette fiscalité s'applique de la même manière en SELARL et en SELAS : la forme sociale n'introduit aucune différence. Vous pouvez, sur option, préférer le barème progressif de l'impôt sur le revenu si votre situation le justifie, mais c'est un arbitrage à faire au cas par cas avec votre expert-comptable.
L'enjeu réel, en 2026, n'est donc plus « SELARL ou SELAS pour les dividendes », mais « comment répartir intelligemment rémunération et dividendes » au sein de la structure choisie. C'est cet arbitrage, propre à votre niveau de revenu et à vos besoins, qui crée de la valeur.
IS, rémunération et dividendes : l'arbitrage central
Puisque la SEL est soumise à l'impôt sur les sociétés, vous disposez d'un levier que ne vous offre pas l'exercice en nom propre : piloter la part de votre bénéfice que vous vous versez en rémunération et celle que vous laissez dans la société ou que vous distribuez en dividendes.
Rappelons le barème de l'**IS 2026 : le bénéfice est taxé à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis à 25 % au-delà**. La rémunération que vous vous versez est déductible du bénéfice, ce qui réduit l'IS, mais elle supporte vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu. Le bénéfice non distribué reste dans la société, taxé à l'IS, et peut financer vos investissements ou être distribué plus tard en dividendes.
L'arbitrage optimal dépend de nombreux paramètres :
- Le niveau de revenu dont vous avez besoin pour vivre
- Votre statut social (le coût des charges diffère fortement entre SELARL et SELAS)
- Votre tranche marginale d'imposition à l'impôt sur le revenu
- Vos besoins d'investissement dans le cabinet ou de constitution d'épargne
- Vos objectifs de retraite et de protection sociale
En SELARL, le coût social plus faible rend souvent la rémunération plus « rentable » à verser. En SELAS, le coût social élevé peut inciter à limiter la rémunération et à privilégier une part de dividendes, sous réserve du régime social de ces dividendes vu plus haut. Ces logiques ne sont pas des règles absolues : elles doivent être chiffrées sur votre cas.
À noter : l'optimisation rémunération / dividendes n'a de sens que si votre protection sociale reste suffisante. Minimiser la rémunération pour payer moins de charges peut réduire vos droits à la retraite et votre prévoyance. L'optimisation fiscale ne doit jamais se faire au détriment de votre couverture.
Gouvernance : souplesse de la SELAS, cadre de la SELARL
La forme sociale ne détermine pas que la fiscalité et le social. Elle organise aussi la gouvernance de votre société, un point qui compte particulièrement si vous exercez à plusieurs.
La SELARL est encadrée par des règles largement fixées par la loi. Son fonctionnement est prévisible et rassurant, mais peu modulable : modalités de décision, majorités, pouvoirs du gérant suivent un cadre légal assez rigide. Pour un médecin exerçant seul, cette rigidité n'a guère d'inconvénient et offre même une sécurité.
La SELAS est réputée pour sa grande souplesse statutaire. La loi laisse une large place à la liberté contractuelle : vous pouvez organiser sur mesure les règles de décision, créer des catégories d'actions, aménager la gouvernance. Cette souplesse devient précieuse lorsque plusieurs médecins s'associent, ou lorsqu'on prépare l'entrée de nouveaux associés. En contrepartie, cette liberté exige une rédaction statutaire soignée : des statuts mal ficelés créent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent. À l'inverse, pour un exercice solo durable, la simplicité de la SELARL suffit largement.
Cession et transmission : parts sociales contre actions
Le jour où vous voudrez céder tout ou partie de votre société, à un confrère, à un associé, ou dans le cadre d'une transmission, la forme sociale reprend de l'importance.
En SELARL, votre part du capital est constituée de parts sociales. Leur cession à un tiers est encadrée par une procédure d'agrément légale : les autres associés doivent, en principe, approuver l'entrée du nouvel associé. Cette cession donne lieu à des droits d'enregistrement au taux applicable aux parts sociales. Le cadre est protecteur mais formaliste.
En SELAS, votre capital est constitué d'actions. Leur cession est en principe plus libre, sauf clauses statutaires contraires (agrément, préemption) que vous pouvez prévoir sur mesure. Les droits d'enregistrement sur les cessions d'actions sont généralement plus faibles que sur les parts sociales, ce qui peut représenter un avantage lors d'une transmission d'ampleur.
Attention toutefois : quelle que soit la forme, la déontologie médicale encadre la détention du capital d'une SEL de médecins. Toute modification de la répartition du capital doit respecter les règles de l'Ordre et faire l'objet des déclarations requises. La liberté de cession de la SELAS s'exerce toujours dans ce cadre.
Important : anticipez la sortie dès l'entrée. La forme que vous choisissez aujourd'hui conditionne la fluidité de votre cession demain. Pour un médecin qui se projette vers une transmission ou l'association progressive, la souplesse de cession des actions de SELAS mérite d'être mise dans la balance.
Tableau comparatif SELARL vs SELAS pour un médecin
Voici une synthèse des principaux critères de choix. Gardez en tête que chaque ligne doit être pondérée selon votre situation personnelle.
| Critère | SELARL | SELAS |
|---|---|---|
| Statut social du dirigeant | Gérant majoritaire = TNS | Président = assimilé-salarié |
| Charges sociales | Plus faibles (~40-45 % du net) | Plus élevées (~65-70 % du net) |
| Protection sociale et retraite | Régime des indépendants, plus limité | Régime général, plus protecteur |
| Retraite médecin | CARMF | CARMF |
| Régime des dividendes | Aligné depuis 2024 | Aligné depuis 2024 |
| Fiscalité des dividendes | PFU 30 % | PFU 30 % |
| Impôt sur les bénéfices | IS (15 % puis 25 %) | IS (15 % puis 25 %) |
| Gouvernance | Cadre légal, peu souple | Grande souplesse statutaire |
| Titres | Parts sociales | Actions |
| Cession | Agrément, droits plus élevés | Plus libre, droits plus faibles |
Le cas particulier du médecin en secteur 1 et secteur 2
La question du secteur conventionnel mérite une attention spécifique, car elle interfère avec le statut social du dirigeant.
Si vous êtes médecin conventionné secteur 1, vous bénéficiez de la prise en charge d'une partie de vos cotisations sociales par l'Assurance maladie, en contrepartie du respect des tarifs opposables. Ces « avantages sociaux du praticien conventionné » sont liés à votre statut. Le choix entre SELARL et SELAS doit tenir compte de la manière dont ils s'articulent avec votre régime social de dirigeant, un point technique qui justifie un accompagnement dédié.
Si vous êtes en secteur 2, avec des honoraires libres, vous ne bénéficiez pas de la même prise en charge et votre revenu est généralement plus variable. L'arbitrage rémunération / dividendes et le choix du statut social peuvent alors s'aborder différemment, selon votre niveau et la régularité de vos revenus.
À noter : les règles d'articulation entre votre secteur conventionnel, vos avantages sociaux de praticien et votre statut de dirigeant de SEL sont particulièrement sensibles. Ne transposez jamais mécaniquement le raisonnement d'un confrère d'un autre secteur : votre situation conventionnelle change les termes de l'équation.
Faut-il ajouter une holding au montage ?
Pour les médecins aux revenus élevés ou porteurs d'un projet patrimonial, la question d'une holding se pose fréquemment. Une société holding détient les titres de votre société d'exercice et peut, sous conditions, remonter des dividendes de la SEL vers la holding avec une fiscalité atténuée, afin de réinvestir ou de constituer un patrimoine à l'abri de l'IS. Ce montage prend le plus souvent la forme d'une SPFPL, une société holding réservée aux professions libérales réglementées.
Ce type de montage est possible aussi bien avec une SELARL qu'avec une SELAS détenue par la holding, dans le respect des règles strictes de détention du capital des SEL de médecins. La holding n'est pas un gadget d'optimisation : c'est un outil patrimonial de long terme, avec un coût de fonctionnement, une complexité comptable propre et des règles précises à respecter.
Il n'est ni utile ni pertinent pour tout le monde. Une holding ne se justifie que si vous avez un projet de réinvestissement ou de transmission clair et des bénéfices excédentaires récurrents ; la monter « au cas où » ajoute des coûts et de la complexité sans contrepartie. C'est typiquement une décision à prendre après un diagnostic patrimonial complet. Dans ce cas, la forme de la SEL sous-jacente redevient un paramètre parmi d'autres d'un montage global à concevoir sur mesure.
Alors, SELARL ou SELAS ? Quand choisir l'un ou l'autre
Il n'existe pas de réponse universelle, mais des tendances se dessinent selon les profils.
La SELARL convient souvent au médecin qui privilégie le coût social maîtrisé et la simplicité : gérant majoritaire TNS, charges plus légères, meilleure trésorerie disponible pour rembourser un emprunt d'installation ou investir. C'est fréquemment le choix d'un médecin qui exerce seul, en début ou en milieu de carrière, prêt à compléter lui-même sa protection sociale par des contrats facultatifs.
La SELAS convient souvent au médecin qui privilégie la protection sociale et la retraite, qui accepte un coût de charges plus élevé en échange d'une meilleure couverture du régime général, ou qui a besoin de la souplesse de gouvernance pour s'associer, préparer l'entrée de confrères ou organiser une transmission. C'est fréquemment le choix d'un médecin établi, aux revenus confortables, soucieux de sa future pension.
Voici les questions à vous poser pour orienter votre décision :
- Ai-je besoin de préserver ma trésorerie à court terme (emprunt, installation) ?
- Quelle importance j'accorde à ma retraite et à ma protection sociale de dirigeant ?
- Vais-je rester seul ou m'associer avec d'autres médecins ?
- Est-ce que je prépare à moyen terme une cession ou une transmission ?
- Quel est mon niveau de revenu, et quelle part puis-je laisser dans la société ?
Important : ces tendances sont des repères, pas des verdicts. Deux médecins au même chiffre d'affaires peuvent avoir intérêt à des formes différentes selon leur âge, leur situation familiale, leur endettement et leurs objectifs. La seule bonne méthode est de chiffrer votre cas précis avant de trancher.
Pourquoi se faire accompagner pour ce choix
SELARL et SELAS partagent l'essentiel, mais divergent sur des points qui engagent votre revenu net, votre retraite et votre transmission pour des années. Se tromper de forme, ou la choisir sans l'avoir chiffrée, coûte cher à corriger ensuite, car une transformation est possible mais lourde.
Un expert-comptable pour médecins modélise vos deux scénarios côte à côte : coût social réel, revenu net à besoins équivalents, droits sociaux acquis, fiscalité globale, projection de retraite. C'est cette comparaison chiffrée, et non une règle générale, qui doit fonder votre décision. L'accompagnement porte aussi sur la rédaction des statuts, le respect des règles de l'Ordre et l'articulation avec votre secteur conventionnel.
Chez Fint, l'offre Fint Care est conçue pour les professionnels de santé qui veulent déléguer leur comptabilité et leurs arbitrages structurels tout en gardant une vision claire de leur situation. Pour le choix et le pilotage de votre structure au fil du temps, notre expertise des sociétés d'exercice vous aide à décider, puis à optimiser année après année votre équilibre rémunération / dividendes. Vous pouvez également consulter les règles générales des sociétés d'exercice libéral sur service-public.fr.
En résumé
SELARL et SELAS sont deux sociétés d'exercice libéral très proches : même protection patrimoniale, même soumission à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %), même fiscalité des dividendes au PFU de 30 %, et même régime social des dividendes depuis l'alignement de 2024, qui a fait disparaître l'ancien avantage de la SELAS. La vraie différence tient au statut social du dirigeant : en SELARL, le gérant majoritaire est TNS, avec des charges plus légères (~40-45 %) mais une protection plus limitée ; en SELAS, le président est assimilé-salarié, avec des charges plus lourdes (~65-70 %) mais une meilleure protection sociale et retraite, la CARMF restant votre caisse dans les deux cas. La SELAS offre en outre plus de souplesse de gouvernance et une cession d'actions facilitée, quand la SELARL séduit par sa simplicité et son coût maîtrisé. Il n'y a pas de forme supérieure dans l'absolu : le bon choix dépend de votre trésorerie, de vos objectifs de retraite, de votre projet d'association, de votre secteur conventionnel et de votre niveau de revenu. La seule méthode fiable est de faire chiffrer vos deux scénarios par un expert-comptable spécialisé avant de décider.



